Cette potence dressée hors du village m'a immédiatement fait souvenir de la Ballade des pendus, un poème du Moyen-Âge que j'avais étudié au temps ancien de ma scolarité. Et je n'ai pas pu résister : voici ce poème illustré par des photos de la pendaison (momentanée) de Clementia :
Version originale :
Frères humains qui apres nous vivez N'ayez les cuers contre nous endurciz, Car, se pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tost de vous merciz. Vous nous voyez cy attachez cinq, six Quant de la chair, que trop avons nourrie, Elle est pieça devoree et pourrie, Et nous les os, devenons cendre et pouldre. De nostre mal personne ne s'en rie : Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!
Se frères vous clamons, pas n'en devez Avoir desdain, quoy que fusmes occiz Par justice. Toutesfois, vous savez Que tous hommes n'ont pas le sens rassiz ; Excusez nous, puis que sommes transis, Envers le filz de la Vierge Marie, Que sa grâce ne soit pour nous tarie, Nous préservant de l'infernale fouldre. Nous sommes mors, ame ne nous harie ; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
La pluye nous a débuez et lavez, Et le soleil desséchez et noirciz: Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez Et arraché la barbe et les sourciz. Jamais nul temps nous ne sommes assis; Puis ça, puis la, comme le vent varie, A son plaisir sans cesser nous charie, Plus becquetez d'oiseaulx que dez à couldre. Ne soyez donc de nostre confrarie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
Prince Jhesus, qui sur tous a maistrie, Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie : A luy n'avons que faire ne que souldre. Hommes, icy n'a point de mocquerie; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre.
Frères humains qui après nous vivez, N'ayez pas vos cœurs durcis à notre égard, Car si vous avez pitié de nous, pauvres, Dieu aura plus tôt miséricorde de vous. Vous nous voyez attachés ici, cinq, six: Quant à notre chair, que nous avons trop nourrie, Elle est depuis longtemps dévorée et pourrie, Et nous, les os, devenons cendre et poussière. De notre malheur, que personne ne se moque, Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
Si nous vous appelons frères, vous n'en devez Avoir dédain, bien que nous ayons été tués Par justice. Toutefois vous savez Que tous les hommes n'ont pas l'esprit bien rassis. Excusez-nous, puisque nous sommes trépassés, Auprès du fils de la Vierge Marie, De façon que sa grâce ne soit pas tarie pour nous, Et qu'il nous préserve de la foudre infernale. Nous sommes morts, que personne ne nous tourmente, Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
La pluie nous a lessivés et lavés Et le soleil nous a séchés et noircis; Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés, Et arraché la barbe et les sourcils. Jamais un seul instant nous ne sommes assis; De ci de là, selon que le vent tourne, Il ne cesse de nous ballotter à son gré, Plus becquétés d'oiseaux que dés à coudre. Ne soyez donc de notre confrérie, Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
Prince Jésus qui a puissance sur tous, Fais que l'enfer n'ait sur nous aucun pouvoir : N'ayons rien à faire ou à solder avec lui. Hommes, ici pas de plaisanterie, Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre.
(Transcription : Lagarde et Michard, source : Wikipedia)
Hallo Antelu ! Jetzt wirst du bald ein international Star sein ! Küsschen ;)
Pour visiter vous aussi la galerie, il vous suffit de cliquer sur les deux photos de cet article, ou sur le nom de la galerie souligné dans cet article. Ensuite, choisissez l'option "teleport"
Pour vous rendre au *Clementia* Poetry Garden, voici le landmark (cliquez juste dessus, puis choisissez"teleport now" pour vous connecter à cet endroit dans SL) :
Voici deux photos du *Clementia* Poetry Garden, au moment où je commençais son installation. L'idée est d'y faire un jardin où la poésie et le romantisme sont de mise, un endroit pour rêver et aussi un lieu pour exposer mes créations (poèmes et dessins que je crée en RL, aussi bien que mes builds SL comme les fontaines, les gazebos etc.). Ce jardin est aussi un lieu où se tiendront certainement des soirées de lecture de poésies avec le groupe Dream, Romance & Poesy.
C'est dans la petite église en bois que j'ai posé un vendor où l'on peut lire et se procurer mes poèmes. On peut aussi s'y installer sur un sofa pour lire et discuter poésie.
Pour vous rendre à mon exposition au *Clementia* Poetry Garden, voici le landmark (cliquez juste dessus, puis choisissez"teleport now" pour vous connecter à cet endroit dans SL) :
Quand la tristesse et l'ennui seront partis, Quand le chagrin de toi se sera enfui C'est que mon amour pour toi sera fini Car tu auras pris le chemin de l'oubli
Juste après la période des fêtes de fin d'année, j'ai reçu une nouvelle qui m'a remplie de joie : l'un de mes poèmes avait terminé deuxième au concours de poésie que le groupe des Poets of Zarahemla avait organisé un mois auparavant. Le thème du concours était "Dream", le rêve. J'avais soumis au jury mon poème "Pas besoin de paradis artificiels" (rédigé en 2006) ainsi que sa traduction 'No Need of Artificial Paradises' que je venais de rédiger tout spécialement à l'occasion de ce concours.
Voici les textes de mes deux poèmes, ainsi que leur présentation sur image que j'ai réalisée pour le concours :
Pas besoin de paradis artificiels
La foule vagabonde de mes rêveries
En mouvants kaléidoscopes colorés
A le pouvoir magique et fantasmagorique
De me faire tour à tour sourire ou pleurer.
Les muses capricieuses souvent me permettent
Instantanément de plus belles évasions
Qu'un recours à des paradis artificiels.
Aucun voyage aussi loin qu'il soit ne pourra
M'offrir tant de divines possibilités,
Eventail de grande joie ou de vague à l'âme,
Qu'apportent tous mes rêves ou mes cauchemars.
Le palais de Morphée me propose une alcôve
Et la protection de ses bras consolateurs
Bien plus de réconfort que le plus doux amant.
Il me suffit simplement de fermer les yeux
En n'ayant point recours à d'autres artifices ;
Il ne me faut ni drogue ni palliatif
Et j'entre émerveillée dans un royaume étrange,
L'imaginaire de mes songes fantastiques.
Je refuse vos paradis artificiels
Qui ne vous laissent que vague à l'âme et nausées,
Des yeux explosés et des blessures au cœur.
Je préfère les vies que je peux m'inventer.
Tous les films étranges qui animent mes nuits
Peuvent bien compenser tout l'ennui de ma vie
M'apportant les parfums de la vraie liberté.
En rêve je parcours les plus beaux paysages
Je fais ce que je veux sans aucune limite :
Passé, présent, futur, cela n'existe pas
Dans le monde onirique où je passe mes nuits,
Quand mon corps se repose et que court mon esprit.
Il s'agit de la traduction en anglais d'un sonnet que j'avais écrit il y a un an : "Ouvre ton coeur, ouvre ton âme".
Si j'ai réussi à garder le même nombre de pieds dans les vers, je ne suis cependant pas arrivée à faire rimer de façon parfaite la version anglaise qui n'est donc pas réellement un sonnet, lol.
Voici les deux versions l'une après l'autre, telles que vous pouvez aussi les trouver sur mon blog franco-anglais http://clementiaspoetry.blogspot.com/ :
Mercredi soir de cette semaine, Bonach Ireton m'a fait le grand honneur de consacrer toute une soirée à mon univers poétique. J'avais pu installer mes poèmes de la façon qui me convenait, alor sj'ai disposé deux écrans où mes poèmes défilent à intervalles réguliers, l'un en format paysage et l'autre en format portrait, selon la forme de mes poèmes mis en tableaux. J'avais aussi installé le grand livre de mes poèmes que j'ai pu faire avec pour base un objet-livre créé par Coulaut Menge de la bibliothèque Francophone.
Ces objets étaient donc disposés de part et d'autre de la place où ont lieu les rencontres poétiques à l'Isle of Zakiya.
J'ai bien aimé l'ambiance détendue de cette soirée, où plusieurs participants choisissaient lesquels de mes textes ils nous lisaient en voice. Pour ma part, j'ai lu certaines de mes traductions anglaises (à voir sur http://clementiaspoetry.blogspot.com/), en trébuchant certes sur les mots, mais trefor, mon ami est anglais, m'a un peu rassurée à ce sujet en me disant qu'il avait compris ce que je lisais.
Mercredi passé, Bonach invitait comme chaque semaine les amoureux de la poésie pour un partage en voice. Cette fois, pas de thème précis et Bonach était prêt à lire ce qu'on pouvait lui proposer en plus des oeuvres qu'il avait lui aussi envie de partager avec nous. J'étais arrivée la première (eh oui, sur SL, encore plus que dans la RL, les gens sont rarement à l'heure à des rendez-vous ou des événements qui sont annoncés pour une heure précise... c'est bien dommage d'ailleurs). J'ai proposé à Bonach quatre de mes poèmes qui sont exposés chez amani et mitou ainsi qu'à ma shop de little brittany. Il les a lus lors de la soirée où (pour une fois) nous étions peu nombreux. Evidemment, à cause de la voice, j'ai eu quelques crashes ; vraiment les événements qui se déroulent en voice sont pour moi toujours aussi difficiles à suivre en entier sans crash intempestif.
Voici l'un de mes récents poèmes, qui fait partie de mon exposition à la galerie d'amani Enoch.
En fait, il s'agit d'un poème que j'avais d'abord rédigé en anglais il y a quelques mois. Mi-septembre, j'ai modifié la version anglaise et aussi écrit sa version en français. Ils n'ont pas tout à fait le même rythme poétique, l'un des deux comportant des vers de sept pieds et l'autre des vers de huit pieds... J'espère que le poème anglais ne comporte pas trop de fautes, lol !
Lors de cette soirée tellement calme où je cherchais l'inspiration, j'ai eu la visite de RaphaelPierre qui m'a parlé de Novalis, un grand poète qui fait partie du courant des romantiques allemands au même titre que Schiller et Goethe.
C'est ainsi que j'ai découvert "les Hymnes à la Nuit" de Novalis (cliquez sur les mots soulignés pour lire cette oeuvre et consulter la biographie du poète).
Vendredi soir, je suis restée dans ma grande maison de little brittany, cherchant l'inspiration, sous le regard des grands poètes dont les portraits trônent dans ma grande salle de réceptions.
En effet, cela fait quelques semaines que je n'ai plus rien créé en matière de poésie, alors qu'il m'arrive souvent de noter sur mon carnet plusieurs idées ou ébauches de vers. Ma muse est absente depuis quelque temps, et il m'est actuellement difficile de mettre de l'ordre dans toutes mes notes pour en faire quelque poème acceptable.
Il y a quelques mois, un certain Zeldom qui avait lu mon blog parlant de Second Life me contactait pour que nous nous rencontrions dans l'univers de SL. C'est ainsi qu'un jour je l'avais invité à participer à une petite réunion entre amis, dans la maison dont j'étais locataire à Kochoomoo.
Puis à l'automne Zeldom quitta SL. Mais récemment j'ai retrouvé sa trace, par le lien trouvé sur le blog d'une amie commune, qui me conduisit à son blog dont voici le lien :
Quand je me suis levée ce matin, je suis retournée au club POZ, qui était toujours aussi animé : Ingeborg est en Australienne et il était seulement 21h pour les poètes de Californie, la nuit ne faisait que commencer sur des musiques des années 80, alors que chez moi un nouveau jour commençait sous les fortes rafales de vent.
Ce vendredi, j'ai fait découvrir à mon amie Dany le club de POZ chez les poètes de Zarahemla. C'était une soirée "Best in Blue" avec un concours de la plus belle tenue en bleu.
A part un crash tout au début de la soirée poésie, je n'en ai pas eu d'autre et ai pu apprécier en toute quiétude la lecture des textes de Dorotyh, Bernard et Fred.
Bonach a trouvé une appelation (à breveter, lol) pour l'ensemble de mon/mes oeuvre(s) : la poésie clémentielle. Et donc hier soir, comme les poèmes que je proposais forment un tout (unetétralogie de poèmes formés de haïkus sur les quatre éléments de la création, avec en prime un sonnet sur l'arc-en-ciel pour compléter cela), Bonach a appelé cette oeuvre la Tétralogie Clémentielle des Eléments.
Pour ma part, je trouve que le mot "Clémentiel" résonne un peu comme Démentiel... Mais tout artiste n'est-il pas un peu démentiel par moments ? (lol)
Hier soir, la rencontre hebdomadaire en langue française des poètes de l'Isle of Zakiya avait pour thème la lune, les étoiles, et toutes les beautés de l'univers.
Plusieurs poètes ont partagé leurs textes, et Eve et Bonach nous ont aussi lus quelques grands "classiques", tels des extraits de Jules Verne et Victor Hugo.
En raison de ma trop grande tendance à avoir des crashes inopinés et répétitifs, j'ai confié à Fred le soin de lire mes textes. Voici les liens web vers mes poèmes qui ont été lus hier :
Hier soir le thème de la rencontre des poètes en langue anglaise sur l'Ile de Zakiya était l'Afrique.
La soirée était animée en voice, et j'y suis principalement allée pour écouter les poèmes et m'imprégner de la musique des mots, pour aider mes notions d'anglais à s'améliorer. Après neuf mois de présence sur Second Life, vous pensez bien que je ne comprends encore pas toutes les subtilités de la langue de Shakespeare, mais je suis tout de même bien contente car j'arrive de mieux en mieux à suivre les événements qui se déroulent en voice en langue anglaise.
Comme le thème de la soirée était le fantastique, plusieurs participants s'étaient costumés dans des tenues en rapport avec ce thème. Le changement le plus impressionnant était celui de Bonach, qui animait la soirée sous les traits d'un elfe tel qu'on en trouve dans l'univers d'Harry Potter.
(pour lire ces poèmes, cliquez sur les mots soulignés).
Mais j'avais été bien inspirée de confier avant la soirée ces trois textes à Bonach, car j'ai eu plusieurs crashes et j'ai donc débranché mon micro, laissant à Bonach et Fred le soin d'interpréter mes textes.
Mathoni, l'un des poètes anglais que je connais depuis quelques semaines, m'a contactée peu après ma réunion à la chapelle. Il m'a téléportée à une distillerie où Sartor lisait (en voice) ses poésies qui parlent notamment de son pays, l'Arizona.
J'ai quand même encore du mal à comprendre toutes les subtilités de la langue anglaise, surtout quand il n'est pas possible de suivre sur un texte écrit pendant que la personne parle... Mais dans l'ensemble, j'arrivais à suivre et à apprécier la musique des mots et le rythme poétique que Sartor manie avec brio.
De toute manière, je pense qu'il n'y a pas de secret : si je veux parvenir à écrire correctement des poèmes en langue anglaise, c'est un apprentissage constant auquel je dois me soumettre, avec tous les jours de nouveaux mots à mon vocabulaire, des nouvelles tournures de phrases et la découverte de nombreux textes en vers ou en prose dans la langue de Shakespeare.
Voici le landmark de la distillerie où avait lieu cette soirée poésie :
Dans le jardin de Gil, l'ambiance féerique est digne des contes de fées ou des légendes médiévales. Il n'est donc pas étonnant de voir sur lépaule du poète un petit dragon qui crache parfois du feu pendant qu'au loin une harpe celtique égrenne des notes cristalines.
Dimanche soir, je publiais ici-même un post de Fred que j'avais trouvé sur le blog d'Albane Ewing et les âmes perdues.
Quelle surprise hier matin de trouver un message de Fred qui avait vu que je l'avais publié et souhaitait faire plus ample connaissance avec cette "fameuse et brillante" Clementia qui avait l'air de lui sembler tellement inaccessible du haut de sa graaaaaande célébrité (ouais, si on fait la recherche "Clementia", "Clementia Merlin" ou "Clementia poesie" sur Google, on voit que j'y suis quand même assez présente, mais relativisons : je ne suis qu'une pauvre petite poétesse aux pieds nus, lol).
Donc, hier, en fin de journée, Fred et moi nous avons fait connaissance "de visu" sur SL Il écrit de très beaux poèmes, et j'espère bien arriver à caler dans mon emploi du temps surchargé une petite visite dans les soirées poétiques d'Eve et de Bonach quand il y partagera certaines de ses oeuvres.
Je suis allée visiter la boutique que la poétesse Ingeborg tient sur Zarahemla. C'est un bel endroit très sympathique où les poètes peuvent se retrouver en toute convivialité. Au moment où j'y suis allée, justement, Ingeborg et Mathoni disputaient une partie d'échecs. Je ne comprends pas grand-chose au jeu d'échecs, mais je peux juste vous dire que c'est Ingeborg qui a gagné cette partie.
Pour ma part, je suis montée au premier étage, visiter la carterie où sont actuellement en vente de magnifiques créations de Mathoni (des boutonnières à s'offrir et à offrir) et des cartes de poèmes d'Ingeborg, sur le thème de la Saint Valentin qui est Outre-Manche la fête autant de l'amitié que des amoureux.
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Ma vie virtuelle sur SecondLife
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